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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 08:33

relai d'un dossier terrible ouvert par  Quichottine

 

 

 

 


 réédition pour l'occasion d'un témoignage  paru ici  le 9/10/2010

 

On raconte que dans des tribus primitives, les vieux grimpaient au cocotier, qu’on secouait ;  s’ils tombaient, on les achevait. En Arctique, les vieux partaient dans la neige, pour éliminer les bouches inutiles.

Nous, qui sommes civilisés, nous avons des maisons de retraite.

Dans les romans anciens, de vieilles dames en robe mauve et capeline blanche y prennent le thé sous les tilleuls…

 

Ici, impossible d’échapper au bruit. La télé marche toute la journée, les couloirs sont envahis par la radio.

Le dimanche matin,  les vieilles dames affaissées roupillent dans leur fauteuil roulant devant la messe, l'après midi, devant le match de foot, ou les courses poursuites en voiture. Le reste de la semaine, elles s'enfilent la totale des séries pour ados, ce qui accroit la confusion dans leur pauvre tête.

Traîtreusement, la visiteuse éteint la télé qui garde un amas de vieilles dames somnolentes. Et Simone, qui vient d'avoir 96 ans, lève une paupière et dit : oh, merci Madame, merci beaucoup…

 

La petite animatrice est mignonne et gentille, pleine de bonne volonté. Visiblement elle se forme sur le tas, comme elle peut. Indifféremment elle appelle tout le monde Mamie : Mamie, Mamie, Mamie… Petit petit petit, un troupeau de Mamies.

 Par gentillesse, elle tutoie tout le monde : Robert, tu finis ton café ? au monsieur si distingué, qui écoute Brahms…

Pour Halloween, elle installe des squelettes décoratifs, dont personne ne conteste le bon goût en cet endroit. Un jour elle entre dans la salle télé bondée : ah, dit- elle avec entrain, ça sent le mort, ici !

 

Il y a 10 ans, explique la soignante, j’avais 5 ou 6 fauteuils roulants sur tout l’établissement. Maintenant, j’ai 5 ou 6  personnes qui ne sont pas en fauteuil roulant. 

Le vieux marin presque centenaire chante des chansons de corps de garde. La bénévole, embarrassée, n’arrive pas à placer « frou-frou ». Aujourd’hui il est malade, il cherche à s’évader, on l’arrête à la porte : il dit qu’il veut voir les bateaux…

Un dément crie toute la journée d’une voix forte : « papa, viens, papa, viens…» ; une femme l’accompagne  sans se lasser : « Madame, s’il vous plaît, madame… » ; d’autres gémissent et pleurent.

Pour souffler, on parque parfois les agités dans une pièce à l’étage, dite élégamment "salle des grabataires". La visiteuse passe, le vieux est tombé de son fauteuil : par terre, pitoyable cloporte, il continue à appeler « Papa, viens…»

 

Une vieille  penche dangereusement de son fauteuil : elle essaie de ramasser quelque chose à terre qui ressemble à un gâteau. La visiteuse se précipite, et bloque : c’est un dentier qui gît dans des vomissures. Elle cherche une soignante. Mais les soignantes sont en réunion, elle est mal venue. Une stagiaire condescend à se déplacer ; elle ramasse l’objet, et le refourre tel quel dans la bouche de la femme.

 

Quand la vieille dame est entrée à la maison de retraite, on lui a remis un BIP, à mettre au cou, pour appeler en cas de problème. On lui a expliqué que, si elle souhaite aller aux toilettes, qu'elle n'hésite pas, elle appuie, et ne vous faites aucun souci, on est là pour ça…

La visiteuse veut emmener la vieille dame en promenade. Elle appuie sur le BIP pour aller aux toilettes avant de sortir. Jour de chance, une aide se présente. 45 min plus tard.

Ici l'incontinence est une obligation.

- Madame, s’il vous plaît, est- ce que je peux aller faire pipi ?

- Allons, madame Machin, vous y êtes allée à midi ! Vous savez bien qu'on y va à 7 heures, et à midi ; vous devriez être habituée !

 

Par la suite, la vieille dame égarée enlève parfois le BIP, et parfois il tombe. La visiteuse se fait réprimander. Finalement le BIP est accroché derrière le fauteuil ou sous le lit, là où il ne risque pas de s'abîmer.

 

La vieille dame a un soulier qui a perdu son lacet, il est impossible de la faire marcher ainsi. Le lendemain, la chaussure tient tant bien que mal  avec du sparadrap ; la visiteuse a apporté un lacet de rechange, et par hasard  retrouve le lacet manquant dans la poche dorsale du fauteuil.

Il s'est donc un jour présenté à quelqu'un le problème suivant : d'un côté, j'ai une chaussure sans lacet, de l'autre j'ai un lacet, que faire ?

 

Le vieillard est une pauvre chose. On le bouge sans l'informer qu'on va le faire, on le nettoie, on parle de lui, devant lui, comme d’un meuble ; les objets de toilette personnels passent sans distinction d'une chambre à l'autre : peignes, brosses, eau de Cologne, serviettes. Les lunettes parfois. Le vieillard  est chosifié. 

Il est souvent  propre. En tous cas, la consommation d'eau de Cologne est élevée. La nourriture est bonne. S'il le faut, on l'entonne de force.

La plaquette descriptive de l'établissement montre les photos des salles de bains spécialement équipées pour personnes dépendantes. Le règlement exige fermement que chaque résident prenne au moins une douche par quinzaine. En 2 ans, la vieille dame en a eu 2 ou 3, et autant de shampooings.

 

Le médecin résident réside quelques heures par semaine. La visiteuse conduit auprès d'elle la vieille dame malade, fiévreuse, ruisselante de sueur, qui tousse.

La belle dame se colle à la corvée et tonitrue : " vous allez vous impliquer,  et souffler fort. Sinon, je vous envoie à l'hôpital, et l'hôpital, hein, ce n'est pas drôle. "

 

La voisine de chambre est morte. Pendant des jours, le lit reste défait, froissé, les vêtements de la défunte empilés. Impossible d’oublier pour quoi on est là…

 

Il est  11H. La vieille dame est affaissée sur son fauteuil roulant, oubliée dans sa chambre, elle est encore en chemise de nuit. Tombées sur elle, des tartines du petit déjeuner, qu’elle a dû vainement essayer de porter à sa bouche  avec ses pauvres mains ankylosées.

Elle ne peut plus guère manger sans être encouragée, mais il n'est pas prévu qu'on surveille tout le monde ; elle est donc parquée à l'atelier de gavage, avec les "grabataires", avachis, pendouillant sur leurs sangles, gémissant, criant.

La visiteuse demande : s'il vous plaît, si ce n'est pas déranger, vous ne pourriez pas au moins la mettre en face de Simone, qui est un peu égarée, mais souriante et gentille, avec qui il arrive qu'elles échangent quelques mots, enfin, pour créer une toute petite  illusion de convivialité. Exigence démesurée ! On range par ordre d'arrivée, on ne va pas se mettre à satisfaire des caprices.

 

La vieille dame est tellement fatiguée ! Elle demande à faire la sieste. Elle supplie : impossible, il n’y a pas assez de soignantes, elles sont fatiguées.

 

Une chef refuse de mettre une table assez grande pour que 4 fauteuils roulants puissent trouver place au repas. Celle qui est là est trop petite, et les personnes se blessent avec les cale-pieds.  Elle décide plutôt d'installer la vieille dame sur un siège ordinaire. La visiteuse s'inquiète : est ce qu'au moins il y a des accoudoirs de  sécurité ?

Exigence démesurée. La chef pince les lèvres,  et sans même regarder la visiteuse : "elle aura la chaise que tout le monde a ". 2 jours plus tard, on appelle la visiteuse : la vieille dame part pour l'hôpital, elle est tombée de la chaise.

L'infirmière :" si le système ne vous convient pas, il y a des maisons où le service est meilleur". Et ajoute : "seulement c'est plus cher…"

 

Les vieux sont très souvent envoyés aux urgences ; en général pour chute, déshydratation, ou constipation.

Les urgences sont un monde de science fiction où même un individu jeune et conscient se sent une misérable chose. Le vieux déjà désorienté se trouve dépiauté en un tournemain, puis déposé nu sur un chariot sous un drap avec des aiguilles plantées dans ses pauvres veines ( Ah zut, dit l'apprentie perforeuse, j'ai pété la veine, ah zut, celle là aussi, je vais essayer l'autre bras, ah zut.. Latifa, tu pourrais venir, ste-plait ?). Là il attend des heures sous une lumière violente  qu'il se passe quelque chose, dans le bruit, l'agitation, il n'y comprend rien. Possible qu'il se croie déjà en enfer.

La vieille dame a été envoyée là pour cause de constipation, elle subit tout cela pendant 7 heures. La visiteuse demande 3 fois si elle peut avoir pour elle un verre d'eau. Ce n'est pas possible, et il n'y a pas de distributeur dans le service.

En soirée, l'interne fait son compte rendu. Elle n'a rien. Il ajoute sévèrement : il faut veiller à ce qu'elle boive.


*****************************

La cinquantaine est un âge terrible pour la femme.

Elle ne va pas très bien, elle a peu d’argent, des enfants en recherche d'emploi. Le mari est allé voir si le pré d’à côté est plus vert. Ses parents sont dépendants et exigeants.

On lui suggère, pour se changer les idées, de faire du bénévolat.

 

Dis, M'an, nous, on s’ra jamais vieux, hein ?

 

 


 

Par emma - Publié dans : société - Communauté : L'ESPERLUETTE
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 06:43

 

 

 

 

 

 Origine du terme « spam » (source : wikipedia)
 
SPAM est une marque créée et déposée par Hormel Foods en 1937, l'origine du nom étant « Spiced Ham » (« jambon épicé » ). Cette viande précuite en boîte a largement été utilisée par l'intendance des forces armées américaines pour la nourriture des soldats pendant la Seconde Guerre mondiale et sera introduite dans diverses régions du monde à cette occasion.
 
L'association de « spam » et de « indésirable » provient d'un sketch comique des Monty Python, intitulé Spam, dans lequel le mot «spam», désignant le fameux jambon en boîte, envahit la conversation et le menu d'un petit restaurant (il entre dans la composition de chaque plat et est répété à tout bout de champ)
 Un groupe de Vikings présent dans le restaurant, interrompt régulièrement la conversation en chantant bruyamment « Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam »
Le sketch parodie une publicité radiophonique pour SPAM, pendant laquelle la marque était répétée de nombreuses fois
 
Sur l'emploi du terme « spam » pour parler de courrier indésirable, la BBC fournit l'explication suivante  : le début d'Internet coïncide plus ou moins avec la diffusion du sketch Spam. Beaucoup des premiers utilisateurs d'Internet étaient aussi des fans des Monty Python, connaissant par cœur les meilleurs moments des sketchs de leurs humoristes préférés, et ceux-ci avaient créé un newsgroup dédié aux Monty Python. Le sketch Spam étant populaire, un message apparu dans ce newsgroup, contenant uniquement le mot « spam » répété des centaines de fois, à la manière du sketch. Ce message fut repris régulièrement et finit par atterrir dans d'autres newsgroups où il continua à être diffusé. C'est ainsi que le fait de poster des messages sans référence au thème d'un newsgroup finit par être appelé « spamming ».
Par alinea - Publié dans : videos du web et autres coups de coeur - Communauté : Le monde de Pénéloop
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 06:34

pour miletune sur une peinture d'Emil Nolde


emil-nolde-les-masques.jpg

 

Ce jour-là Dieu déprimait.

Et il déprimait sec.

Il fallait bien que cela arrive.

Au début (au début ?) il s'était amusé comme un petit fou à la guerre des étoiles.

Et big, et bang !

Il aurait pu continuer tranquillement à tirer des plans sur les comètes, pourquoi avait-il fallu qu'il passe à autre chose?

Sa créature le décevait. Enormément.

Quelque chose avait foiré, un bug dans le programme : l'homme était mauvais.

Il était censé batifoler dans les verts pâturages en chantant "oh happy day", au lieu de quoi il n'aimait rien tant que la castagne et convoiter le bien d'autrui.

Et Dieu se lamentait tant et si bien, avec force tonnerre et éclairs, qu'un ange accourut, aussi mignon que fayot.

-Etre suprême, dit-il, quel tourment vous accable ? En quoi puis-je le soulager ?

Dieu mit son monocle pour lire le badge de l'éphèbe ailé.

- eh bien, Belzael, l'homme est mauvais, le regarder me consterne et m'ennuie. Je me demande si je ne vais pas refaire le coup de l'extinction, comme pour les dinosaures.

- Créateur de la terre et du ciel, reprit le gracieux, c'est bientôt carnaval, peut être que cela vous remontera le moral ?

- Carnaval ? Tu veux parler de cette folie des masques qui permettent aux bourgeois de se livrer incognito à toutes les turpitudes, aux membres des clubs du 3e âge de se prendre pour Casanova sous le pont des soupirs… Des plumes, des oranges, des grelots et des types déguisés en femme sous des parapluies, pareil chaque année, faux semblants et bas instincts ! tu parles d'une distraction ! C'est tout ce que tu as trouvé ?

- Votre grandeur, si vous changiez les règles ? Faites tomber les masques ! On ne ment plus, on ne se cache plus, toute la vérité, rien que la vérité !

- Formidable, petit ! la Vérité, lumineuse, pure et nue, voilà ce qui va remettre l'homme sur de bons rails. Rappelle-moi de te faire monter d'un nuage dans le prochain concert de harpes.

Dieu était si enthousiaste qu'il ne remarqua pas la jolie queue rouge et pointue qui dépassait légèrement de la robe immaculée de Belzael.

Il fit tomber les masques.

Aussitôt les humains devinrent francs et sincères.

Ils déclarèrent illico à leur patron qu'il était un gros naze. Les femmes le soir dirent à leur mari "vas-y donc, qu'on en finisse !". Les candidats aux élections proclamèrent du haut des tribunes qu'ils n'en avaient rien à secouer des blaireaux d'électeurs et que ce tout ce qu'ils voulaient était s'en mettre plein les poches.

Et en sept jours, le monde était à feu et à sang.

 

Par alinea - Publié dans : à propos de la peinture - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 06:32

 

 

Le gras, de ton assiette, tu éradiqueras

Dix ans de vie en plus, au bas mot tu auras.

Bannis le sel aussi, quinze ans de rab encore.

Le sucre, l'alcool, à la poubelle tu mettras !

Trois pater quatre ave, expie donc tes péchés !

Avec le chocolat, tu gagnes vingt-deux mois.

 

Au petit  matin, cours ! à midi fais des pompes !

Tu sauteras la barre des cent ans à coup sûr.

N'oublie pas surtout de grimper aux rideaux,

Une heure de sexe par jour te vaut encore dix ans,

Par-dessus les moulins ton déambulateur !

 

CLOWN2.jpg

Mais ne crois pas surtout t'en tirer à bon compte,

Les virus animaux dans l'ombre guettent leur heure

Pesticides, bisphénols auront quand même ta peau

Les  ondes radio, wi wi, te laisseront idiot.

Ah j'oubliais : rire chaque jour un bon quart d'heure

Vingt ans de plus assurés ! Rire, oui, mais de quoi ?

 

 

 

 

Par alinea - Publié dans : burlesque - Communauté : petite histoires
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 06:52

pour les Impromptus littéraires

la lettre

 

 

 

  Tu te fous de moi ? dit Jean-Claude en décapsulant une nouvelle bière sur le canapé. Et il me tend le papier que je lui ai remis en arrivant de la gare. C'est quoi ce charabia ?

 

Je m'assieds et je n'en crois pas mes yeux en lisant ce que j'ai écrit il y a quelques heures :

 

 

Ecrit composé sur un sujet de dévotion, de philosophie.

On éprouve de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose, suite à un événement dont on ne peut expliquer l'apparition, et que l'on ne peut prévoir, au cours d'une activité physique ou intellectuelle exercée dans le but de se divertir, par désir de connaître les secrets des autres,

Pour avoir  déchiffré un texte et en avoir compris le sens, les éventualités, dans l'expression donnée par les yeux d'une personne.

 

Et puis, comme dans la partie la plus basse, la plus profonde, la plus éloignée de la totalité formée du conscient et de l'inconscient,

on éprouve pour la totalité formée de son propre conscient et inconscient beaucoup d'affection, d'amour ou d'attachement,

si quelqu’un éprouve pour vous de l'affection, de l'amour ou de l'attachement, on éprouve pour lui de l'affection, de l'amour ou de l'attachement

En raison de l'accord parfait avec celui des cinq sens qui permet de percevoir les saveurs.

 

On se bénit, on règle la note d'un repas.

On divise en plusieurs parts les sons d'une ou de plusieurs syllabes qui ont un sens, qui expriment une idée et sont susceptibles d'être transcrits graphiquement.

On prend manière par répétition

de s'adresser de façon réciproque des sons d'une ou de plusieurs syllabes qui ont un sens, expriment une idée et sont susceptibles d'être transcrits graphiquement.

 

Quand on les a rabâchés pendant une longue durée,

On les rabâche sans faire travailler son esprit, réfléchir, raisonner

Et alors, ô Être suprême, créateur de la Terre, on éprouve de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.

Parce qu’on est situé au début de quelque chose.*


Mince alors !

Quand je me suis rendue compte tout à l'heure, dans le train, que je n'avais pas le moindre cadeau de St Valentin pour Jean-Claude, j'ai arraché une page de mon agenda pour lui copier un poème de Paul Géraldy, le seul poème d'amour que je sache par cœur. Avec ce que j'avais sous la main, à savoir le stylo dont je ne me sers jamais, mais que je garde toujours dans mon sac en souvenir de Papa, qui était professeur de linguistique à la Sorbonne.

 

Méditation

On aime d’abord par hasard

Par jeu, par curiosité

Pour avoir dans un regard

Lu des possibilités

 

Et puis, comme au fond de soi-même

On s’aime beaucoup

Si quelqu’un vous aime, on l’aime

Par conformité de goût

 

On se rend grâce, on s’invite

À partager ses moindres mots

On prend l’habitude vite

D’échanger de petits mots

 

Quand on a longtemps dit les mêmes

On les redit sans y penser

Et alors, mon Dieu, on aime

Parce qu’on a commencé

 

Papa, dis-je, furieuse, en rangeant le stylo tout au fond du tiroir du bureau, Papa ! Je sais que tu n'as jamais pu blairer Jean-Claude, mais là, tu abuses !

 

 


 

*Avec la complicité de linternaute.com

 

 

Par alinea
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 06:45

 

 

 

 

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Par alinea - Publié dans : videos du web et autres coups de coeur - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 13:05

 

incendire.jpg

 

En Septembre, il eut une rémission.

Elle se reprit à espérer.

Car l'espérance est violente.

Il descendait au jardin, s'enquérait des fruitiers qu'il faudrait élaguer, des rosiers à attacher plus serré sur la tonnelle. Il restait de longs moments à regarder les oiseaux se chamailler.

Il souriait de la voir à nouveau coquette et enjouée.

On eût dit que le bonheur était revenu.

Un matin, il dit qu'il voulait retourner au Chemin des Dames. Elle demanda si ce n'était pas un peu tôt, s'il ne valait pas mieux attendre que les forces lui soient bien revenues.

Il dit que c'était maintenant, parce qu'on était en septembre, que c'était le 23 septembre que son père avait été tué là-bas ; il voulait voir le ciel comme son père l'avait vu ce jour-là.

Avant d'être pulvérisé près du bois de Blée.

Avant d'être emmené vers la ferme de D. , sur un tombereau, dans une bâche, mêlé à la bouillie de ses camarades.

 

Alors ils y allèrent.

Il dormit presque tout le temps pendant les trois heures de route.

Ils étaient venus plusieurs fois à Blée et connaissaient bien la campagne riante et vallonnée, qui n'avait rien à voir avec les tragiques cartes postales sépia qu'il avait dans son album.

Mais le ciel était le même.

Elle engagea la voiture dans le petit chemin près du bois. Pendant qu'elle cueillait quelques campanules sur le bas-côté, il s'appuya contre la voiture et regarda le ciel. Un ciel avec des petits nuages blancs immobiles, très haut, en attente.

Arrêt sur image depuis le 23 septembre 1914.

Il n'eut pas assez de forces pour monter la pente qui conduisait au petit cimetière où une plaque décatie honore ceux qui se trouvent là, intimement unis malgré eux dans une fosse commune. Elle y déposa les campanules.

Il avait vingt-cinq ans ! dit-il, tu te rends compte que je pourrais être le grand père de mon jeune Papa ?


Il ne voulut pas rester à l'auberge comme elle avait prévu.

Je veux rentrer chez nous, s'il te plait.

La nuit était noire quand ils arrivèrent.

Il frissonnait et se laissa mettre au lit, sans grommeler comme il le faisait d'habitude.

 

Il faudra, dit-il, que tu me conduises demain à Dancourt, je voudrais revoir mon école. Je voudrais voir s'il y a toujours le marronnier dans la cour.

Pardonne-moi, Marie, Dieu sait que j'ai aimé chaque minute que j'ai passée avec toi, mais sous ce marronnier, le monde était à moi...

Comme chaque soir, elle lui tint la main jusqu'à ce qu'il s'endorme.

 


Par alinea - Publié dans : romanesque - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 06:27

arbre-rouge.jpg

 

 

 

 

 

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Par emma - Publié dans : vaguement poétique - Communauté : l'art de partager son art
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 13:58

 

 

 

 

 

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Par alinea - Publié dans : videos du web et autres coups de coeur
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 06:40

 

 

 

 

petite compil avec l'aide de pictozoom

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Par alinea - Publié dans : feuilletons et recueils en lecture suivie - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:14

à la façon d'Alexandre Vialatte, pour les impromptus littéraires

 

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( la trompette fait quelques couacs, mais l'entreprise est énergique)   

 

 

Taureau


Bien qu'il porte les cornes avec prestance, l'homme taureau est un faux battant.

En effet, conçu en période estivale voire caniculaire, au camping municipal de Palavas, il en garde une certaine indolence, ce qui place son existence sous le signe de l'ambivalence.

Côté face il ne craindra pas les raids aventure, comme le 5 kms à la boussole en forêt de Fontainebleau. Côté pile, il cultivera le match sur canapé, surtout après le mariage.

Il portera à merveille le pantalon à pinces et le gilet court à brandebourgs, ce qui ne lui sera d'aucune utilité, ses compétences ne le conduisant pas vers la figuration cinématographique, mais plutôt la gérance de Lavomatic  ou l'expertise numismate.


La femme taureau est une impossibilité biologique, handicap qu'elle surmontera en pratiquant l'humour vache. Elle ne cuisinera pas la tête de veau. Elle porte avec grâce  le pantacourt et les tops fluo. Si elle se fait décolorer, elle renoncera à la couleur anis qui lui fait le teint plombé.

Eprise d'idéal, elle se parfumera au Crépuscule de Cardior, lira Marc Lévy et écoutera André Rieu. Elle utilisera sans compter les produits hydratants, regalbants, raffermissants et repulpants. Native de Mai, et mariée, elle évitera le gloss "rose de chine" que son fiancé trouvait sublime, mais son mari immonde.

Elle trouvera la passion auprès du Bélier, et la tranquillité avec l'homme Vierge, bien qu'il ne l'avoue pas.

* Points de vente dans notre carnet d'adresse en page 78

Par alinea - Publié dans : burlesque - Communauté : L'ESPERLUETTE
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 09:19

pour Miletune, sur une image de D.Allard

 

W_il_etait_une_fois.jpg

 

 

 

 

 

- Tu vois, Camille, ce qui s’échappe des pages ?

- De la poussière ?

- En effet. Mais encore ? Regarde bien, petite....

 

Un oiseau bleu,

une dame blanche,

un prince noir,

et un chaperon rouge.

 

Une rose d’Ispahan,

un forget  me not,

des roseaux qui chantent,

et une tulipe noire.

 

Un calife de Bagdad,

un empereur de Chine,

un vaillant petit tailleur,

et un joueur de flûte.

 

Un chat. Botté.

Un lapin. Blanc, avec des yeux roses.

Un vilain petit canard,

et un grand méchant loup.

 

Trois petits cochons,

sept nains,

quarante voleurs,

et ...mille et une nuits.

 

- et des princesses, dis ? Des princesses ?

 

- En pagaille !

Sinon, ma belle,

que mangeraient les ogres ?

Sur qui donc les belles mères

Passeraient-elles leurs nerfs ?

Et qui encore pour tester les matelas

posés sur des petits pois ?

 

Tout cela flotte, vois-tu,

dans la vieille poussière...

Mais la voix du conteur

l’emmène vers  ton âme…

 


Par alinea - Publié dans : vaguement poétique - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 06:18

pour les impromptus littéraires  (Cliché Toncrate)

 

Tour.jpg

 

Ma bonne Adèle, disais-je
à ma bonne,
(qui s’appelait Adèle)
laisse-moi, je te prie
aller jouer dans la tourelle
au bout du potager.
Monsieur, vous ne pouvez :
Nicolas le jardinier
y range ses outils.
Vous vous y saliriez.
Et même si je voulais,
je n’en ai point la clé.

 
Ma mère, ma chère mère
puis-je aller, s’il vous plait,
jouer au chevalier
dans la petite tour ?
J'ai tout  l'air d’un benêt
sur  mon cheval de bois
dans les allées du parc.
Mon fils, vous ne pouvez,
la clé en est perdue.
Tenez-vous le pour dit !
Jouez au bilboquet,
ou allez étudier.
Votre latin, à ce que dit l’abbé,
laisse beaucoup à désirer.

 
Mon père, je vous prie,
je voudrais conquérir
le petit donjon du bout du potager,
imiter vos victoires,
devenir comme vous
grand  officier du roi.
Ma bonne ne veut pas,
et ma mère me dit
que la clé  est perdue.
Et pourtant, de la petite fenêtre
de la bibliothèque, je l'ai vue
bien souvent y entrer,
avec Nicolas le jardinier.


Adèle, ma bonne Adèle
je ne veux plus aller
dans la tourelle.
Je crois qu’elle est hantée !
j’ai entendu des cris
à travers le  grillage
que  père a fait dresser
autour du potager.
Mais dis-moi donc, ma bonne :    
quand reviendra ma mère ?
Je me languis tant d'elle.
Elle ne m'a pas embrassé
avant de partir en voyage
voilà plus de trois mois.
Et pourquoi, ma bonne Adèle,
te signes-tu toujours
quand je te parle d’elle ?

 

 

Par emma - Publié dans : vaguement poétique - Communauté : Ruche de beaux mots
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 06:19

 

 

 


 

mais heureusement....

 

 

 

 

* 

Par alinea - Publié dans : videos du web et autres coups de coeur - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 06:29

vraie fausse lettre      pour MIletune 

 

à Madame Marie Clémentine Valade

8 rue du Poteau

à Montmartre près de Paris

 

Le 8 novembre 1902

 

Ma très chère Mère,

 

Ainsi que vous le pouvez le voir, à peine arrivé de trois jours,  je m'empresse de vous écrire, afin que vous n'ayez pas une fois de plus à vous plaindre de mon ingratitude.

Trois jours seulement, qui m'ont paru  infiniment longs, comme le voyage lui-même, ce qui augure mal de ce séjour d'un mois à la montagne que vous m'infligez.

Je ne doute pas que vous soyez  animée des meilleures intentions du monde, mais ne croyez pas que je sois dupe de vos arguments.

Je sais bien que ce n'est pas la phtisie que vous craignez pour moi, et je  devine que vous avez soudoyé les hôteliers pour qu'ils ne me mettent pas à la table des sympathiques employés du chantier du chemin de fer, mais à celle des buveurs d'eau, qui sont de la sorte qu'on rencontre obligatoirement en ces lieux, surtout en hiver, ainsi que dans les romans de Monsieur Balzac. C'est-à-dire la sempiternelle demoiselle prolongée, nantie d'une mère bavarde, un bourgeois ventripotent affligé de la goutte, accompagné d'une comédienne qui a dû faire les beaux jours des théâtres de province du siècle dernier, officiellement présentée comme son épouse, et un curé.

Dieu sait pourquoi il y a toujours un curé où qu'on aille. Sauf où vous savez, chère mère, à moins qu'ils ne s'y défroquent pour l'occasion. Ainsi, il y en avait deux dans mon compartiment, et ma foi ils ont agrémenté cet interminable trajet en chantant d'une fort belle voix des hymnes destinés à je ne sais plus quel pieux congrès qui se tient cette semaine à Lyon.

Mes compagnons de table ne sont pas aussi distrayants, hélas, et dès le dessert expédié, je fuis la pipelette. Encore que mon statut sulfureux d'artiste me mette probablement à l'abri de ses entreprises  matrimoniales.

Il semble d'ailleurs que ces estimables personnes nous quittent demain : ils étaient venus prendre les eaux à Aix, et les thermes ont fermé fin octobre. Ils ont prolongé leur séjour aux Isards sur les conseils de leur médecin pour se remettre des fatigues de la cure. J'avoue ne pas leur avoir demandé où ils vont aller ensuite se remettre de la semaine d'ennui aux Isards.

 Je vous promets quant à moi  que je ne resterai pas ici une heure de plus que ce que votre générosité m'accorde.

A part parcourir la gazette du chasseur alpin, et errer parmi les autres clients de l'hôtel,  à la recherche d'un éventuel partenaire au billard ou au jacquet, la distraction est rare, étant donné que le plus proche cabaret est à cinq kilomètres. Je reconnais bien là votre prévoyance, assurée que vous êtes que ces cinq kilomètres en pleine nature sont au-dessus de mes forces, aussi soif que j'aie. Je rends une fois de plus hommage à la multiplicité de vos talents.

Enfin, hier, par un effort surhumain, j'ai décidé d'aller peindre dans la nature, puisque tel est votre souhait. J'ai donc loué un âne pour porter le matériel, et son ânier, en la personne d'Edouard, le jeune frère de l'aubergiste, un garçon assez simplet et souriant qui fait ici office de bon-à-tout-faire.

Il faut que je vous dise que j'ai eu une bonne surprise quand le propriétaire m'a proposé d'utiliser un grand chevalet qu'un de leurs habitués laisse à l'année dans l'appentis. Il s'agit d'un pianiste Ecossais, Lord Mac-je-ne-sais-quoi, qui entretient  pour la peinture une passion secrète, (que je qualifierais de "coupable" tant ses croûtes sont infâmes). Il vient là chaque printemps exercer son "hobby". Quelques-uns de ses paysages, vivement colorés à la façon des almanachs, ornent la salle à manger.

"Allez donc au bout du haut" a suggéré l'hôtelier. Et nous y partîmes de bon matin, Edouard, moi, et l'âne équipé d'un invraisemblable harnachement de sangles pour maintenir le chevalet, un siège pliant et une toile arrimés par-dessus, et chargé d'un double panier enjambant son dos pelé, l'un contenant les provisions, l'autre mes précieux tubes, pinceaux et chiffons.

"Le bout du haut" porte bien son nom : c'est haut, et c'est le bout du monde.  J'ai demandé à Edouard si la prochaine fois on irait au "bout du bas", mais il m'a regardé d'un air niais et vaguement inquiet, et mes efforts de conversation se sont limités là.

Donc nous déballâmes le matériel sur un terrain ras et pentu, une sorte de steppe boueuse à peine garnie de maigres sapins.

Et là je fus pris de désespoir !

 Il est possible que le lord pianiste-peintre trouve quelqu'agrément à ce lieu au printemps, surtout si d'aventure une bergère y folâtre, mais en cette saison, Mère, non seulement il fait un froid  à être changé en statue sur le pliant, mais tout est MARRON.

Vous savez, depuis notre expédition à Barbizon, combien le vert m'écœure, par son agressivité, et me désespère à reproduire sur la toile tant il a de variantes, en se mariant sournoisement à toutes les couleurs de l'arc en ciel, de telle façon que, si vous commettez une erreur minime, votre paysage sonne faux.

Mais le marron, mère, je l'exècre. Ce n'est pas qu'il soit difficile à rendre, mais il pue la pourriture, la rouille, et la décomposition.

Pourtant j'aime le brun, qui s'unit voluptueusement au doré du  bronze, au bleu insondable du café, au rouge profond et mystérieux de la laque de Chine, ainsi qu'à l'infinité  des reflets dans les chevelures des brunes.

Mais dès qu'il s'y mêle une pointe d'ocre, il devient un marron répugnant.

 

Pour couronner le tout il s'est mis à pleuvoir. J'ai donc ordonné à Edouard de remettre tout le fatras sur l'âne, et, soulagés tous les trois, sommes redescendus par la route. C'est un peu plus long, mais au moins nous avons pu faire halte dans l'épicerie-buvette d'un hameau pour déballer nos provisions à l'abri. Ma foi, chère mère, vous eussiez apprécié autant que moi le petit vin de pays.

Aujourd'hui, il pleut encore. Ce qui me laisse le loisir de vous écrire longuement. Heureusement, Edouard, qui semble barboter à l'aise dans ce climat aquatique, a accepté d'aller faire pour moi dès demain de menues emplettes au village, il est ravi de recevoir quelques pièces. Nul doute qu'il y trouvera  de quoi me distraire un peu. Et je ferai son portrait.

 

Je vous laisse donc, ma chère mère.

Dites à la butte combien elle me manque, soyez sage, et ennuyez-vous un peu de moi.

Votre fils affectionné

Maurice                                                        m_s__rau_antiques_artfinding_restaurant_bibet_a_saint_berna.jpg


Par alinea - Publié dans : romanesque - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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au passant égaré

au passant égaré...moucheron


 C'est à dire toi, que Google a guidé jusqu'ici, parce que tu lui as demandé  "soubrette de charme", ou encore "grosses fesses", pour ne citer que les émanations les plus poétiques de tes promenades nocturnes sur la toile...

Sache que je ne peux rien pour toi, et j'en suis désolée.

Certes tu trouveras peut être ici, si tu veux te donner beaucoup de peine, (mais je pense que ta quête est beaucoup plus urgente), quelques allusions libertines, mais vraiment à dose homéopathique, pour ne pas dire subliminales. (Pense quand même à effacer l'historique de navigation  au cas où ta Maman aurait la malencontreuse idée d'aller  jeter un œil sur tes révisions de bac)


Mais puisque vous êtes là, viendez donc prendre un petit verre, c'est la maison qui offre !

 

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