La tradition du Mael Beniguet, évoquée par "Dan Libre nécessité" dans les commentaires ci dessous :

Autrefois, les vieillards souffrants demandaient d'abréger leurs souffrances. Ils étaient conduits sur la butte du Maneguen en Guénin, leur corps était allongé sur la pierre du sacrifice, un bloc de granit doté d'une curieuse excavation en forme de corps humain. Là, ils recevaient un coup de « maël beniget » (marteau béni) sur la tête, d'après la tradition rapportée par Dubuisson d'Aubenay au XIXe siècle.

Dans le Morbihan, où le culte de la pierre était généreusement célébré, Zacharie Le Rouzic a rappelé des pratiques similaires dans la région d'Auray, « Les gens vivaient tellement vieux qu'il fallait leur casser la tête avec un marteau béni », rappelle-t-il dans un ouvrage publié en 1934.

Dans un autre ouvrage, Aveneau de la Garancière décrit aussi son usage aux alentours de 1830, en centre Morbihan.

Vers 10 heures du soir, à Poulharff en Malguénac, la fille de Mathô-Talen, paralytique cloué au lit depuis dix années, demande d'aller à Locmeltro en Guern, chercher le maël-beniget parce que son père demandait de mettre fin à ses souffrances.

Ce rite sacré était effectué par la plus vieille femme qui, avant de frapper le front du souffrant, prononçait ces quelques mots : « Mathô-Talen, remets ton âme à Dieu, car voilà celle qui va te délivrer des affres de la mort et t'enlever le poids de la vie...» Ce fameux outil, composé d'une pierre sphérique de 42 centimètres de circonférence est aujourd'hui conservé au presbytère de Guern.

Plusieurs sites druidiques ont ainsi été recensés en Bretagne, terre de légendes, selon de culte de la pierre, de l'eau, etc. (source clic )