un petit jeu pour commencer l'année ?

seriez vous tentés par un petit jeu à la façon de Pérec ?

https://img.over-blog-kiwi.com/0/66/73/70/20161221/ob_57f738_plaque-perec.JPG

crédit image Parisette clic

 

par exemple en réécrivant un conte ou une fable, récit  dans lequel une voyelle aurait  disparu ?

(exemples dans l'article ci dessous réédité)

il suffit de poster votre proposition dans un com ci dessous

 

almanito 13/01/2017 19:05

Régime sec

Pas facile, ce défi, chère amie et puis ce n'est pas bien de priver les gens d'eau, je vais essayer, bien qu'ayant d'emblée pensé au Y, ce qui m'aurait évité bien des tracas, mais peu fair play.

Il s'agit de supprimer une de ces petites lettres de l'alphabet qui semblent si minuscules et inutiles mais quand il faut s'en passer, c'est une autre paire de manches!
C'est là que je mesure la difficulté, similaire à prétendre se servir d'une main quand l'auriculaire, ce mal aimé mésestimé se révèle si précieux quand cassé et inutilisable.
Curieuse entreprise, me dis-je maintenant que je suis au pied du mur, après lecture des cinq textes talentueux méticuleusement cultivés d'Emma avec leurs platebandes impeccablement alignées.
Que vais-je faire de ce jardin privé d'eau si je puis dire, si celui-ci n'est plus irrigué que par ma pauvre cervelle qui elle-même...
En premier, l'encadrer d'une haie de lauriers car nul ne m'en enverra et je crains la plante urticante dans laquelle je le sais bien, certains m'enverraient bien valser en guise de (basse) flatterie.
Peut-être ensuite édifier un muret de pierres sèches que je trufferais ça et là de petites plantes vivant de l'air du temps, de succulentes aux feuillages gras et de cactus-cierges garants de la verticalité nécessaire au regard épris d'équilibre, rugueux vigiles du lieu.
Autant éliminer dès maintenant, et à grand regret, les Williams, Beurré Hardy et autres, la Belle Hélène ira se rhabiller, tant pis, de même que le fruit d'api et ceux cuivrés et satinés tels la peau d'un enfant.
Bannis aussi les extra-fin-sans-fil,( j'achèterai ceux du Kenya saturés de pesticides), les tendres billes craquantes à la dent quand dégustées juste égrainées de leur étui de nacre, quel malheur, j'aime tant les regarder grimper à l'assaut des rames en tiges échevelées, flanquées d'un tapis de capucines! Pas d'asperges du pauvre, la vinaigrette attendra, ni le neveu, qu'il vienne des Cévennes, de Paris et même d'ailleurs...M'est égal, les asperges, les vraies: les sauvages, j'irai les chercher dans le maquis, cachées entre le thym et les lentisques.
Et puis le verger sera planté d'amandiers et d'actinidias en espaliers, le talus d'herbes à rire sera piqueté de pâquerettes et de fleurettes pastelles disneyiennes et de petits piafs de plumes fantaisies, repus de cerises. Quelques arbres séculaires, à cause de leur empreinte bleue que le vent répand dans l'azur et de leur filet d'huile épaisse qui égaie le pain tartiné d'ail et enfin des bambins un peu sauvages aux pieds sales et aux mains tâchées du jus des fraises et des cassis, brunis de liberté.

cloclo 09/01/2017 00:30

Sans le O

Viens ici, cria maman, qui était très en colère,
ça ne se passera pas… c…. ainsi !
Je te demande d’aller chercher du pain de mie et tu reviens
avec de la baguette. Va chez Madame Gadin
et rends -lui ses baguettes. Et si ça ne lui plaît pas, eh bien, tu iras
au Match de la rue des Lilas. Ils en cuisent chaque matin des fameux,
ainsi que des pains au raisin et des miches au sésame. Je me suis excusée
et suis reparti dare-dare au magasin de Madame Gadin. J’ai remis les baguettes sur le marbre de l’entrée. Elle m’a dit : pain payé, pain vendu.
Rentre chez ta maman, gamin, et dis à ta mère qu’elle réfléchisse un peu avant de te faire acheter du pain. Si les clientes suivaient cet exemple, je ferais vite faillite.
J’ai baissé la tête et suis rentré à l’appartement. J’avais zappé le match. Ca va cette fois, a dit maman, mais demain tu iras rue des lilas et ne remets plus les pieds chez cette bique. Je l’ai jugée un peu sévère, Madame Gadin n’est pas une bique, c’est une vieille bique, ai-je répliqué en riant. Maman m’a dit : Bastien, je ne t’ai pas élevé de cette manière, retire ce que tu viens de dire… Mais maman, tu as dit que madame Gadin était…Suffit, les adultes peuvent se permettre des jugements interdits aux enfants. J’ai grimpé dans ma chambre et ai pris ma dernière BD, la lecture me ferait du bien et calmerait sûrement mes nerfs !

cathycat 07/01/2017 13:01

Coucou Emma, voici ma participation... sans le A
Vie brisée

Une petite vendeuse de torche tremble de froid sous un porche. Ses père et mère sont morts. Devenue orpheline, elle est le témoin d'une jeunesse pour toujours perdue. Son désespoir est immense et le gel lui prend tout le corps.

Elle veut expressément vendre tous ses lumignons pour ce soir profiter d'un gîte et d'un couvert. C'est trop dur...

Elle décide d'utiliser une première torche pour tenter de récupérer un peu de réconfort et voir fuir le froid. Celle-ci se consume trop vite. Une deuxième, une troisième... Elle recommence et rêve de fortune, de sécurité, de prince et plus encore. Le mieux être est bien présent qui finit par entourer ce petit être frigorifié . Elle veut crier son soulagement cependant le dernier lumignon est éteint trop tôt. Le froid reprend une force immense et injuste et risque bien de l'emporter.

Ouf ! un couple vient et l'emmène dans un luxueux hôtel pour qu'ils vivent ensemble et pour toujours.

Puisque la première lettre m'est interdite, je peux bien choisir une fin qui me convient...


AAAAAAAAAAAhhhhhhh ! défi relevé Emma !!! :-)

Solange 06/01/2017 17:17

C'est une idée originale je vais y penser.

Pastelle 06/01/2017 12:31

Excellente la plaque de rue ! :)

jill bill 06/01/2017 08:49

« La montagne qui accouche... Jean de la Fontaine (Sans le O)


La sierra qui enfante...


Une sierra en mal d'ange
Lançait un cri si perché
Que l'Adam, à cela arrivant,
Crut qu'elle vêlerait sur l'heure
D'une ville plus large que Lutèce.
Elle enfanta une musaraigne.
Quand je pense à cette fable
Au récit imaginaire
Mais au sens véritable
Je me figure un écrivain
Qui dit « Je braillerai la lutte
Que firent les Géants au maître du battage »
C'est jurer bézef : mais qu'en émane t-il généralement ?
De l'air !


JB

Michèle 06/01/2017 08:19

Ok Emma je vais y penser... trouver un petit moment.

almanito 06/01/2017 07:33

Chouette, on joue! C'est d'accord Emma, bonne idée.

jill bill 06/01/2017 07:17

Si on peut choisir sa voyelle... pourquoi pas, je vais repasser Emma... le temps de faire !!!

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog