les étoiles, ça me fait toujours rire...
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !
... Tu auras envie de rire avec moi. Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir... Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel. Alors tu leur diras : “Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire !" Et ils te croiront fou. Je t’aurai joué un bien vilain tour...”
Parfois il faut penser
à tous les pauvres morts
dessous les chrysanthèmes,
sous le marbre arrogant
ou les simples graviers,
dans un pauvre carré,
ou ceux bien alignés
si paisibles et si vertes.
 
La mort est sans nul doute
D'un ennui bien mortel
Pour qui ne peut sentir
Le vent sur son visage,
la chaleur d'une main,
le sable sous ses pieds...
 
Il faut penser à eux
Les morts vieux tout usés
Se demandant encore
Si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie…
Ceux stupéfaits, ou furieux
de ne pas avoir  pu
terminer la partie...
Et les tout petits morts
qui ont si peu vécu,
ceux des neiges d'antan
Eparpillés, atomisés
dans des éclats rouillés,
d'obus, de boucliers
ou bien des pierres taillées.
 
Parfois il faut penser
A tous les pauvres morts...
Quoiqu'en dise le poète,
On ne voit pas leurs ombres
glisser entre les ifs.
Pas de chuchotement
quand le soir est venu.
Rien que le bruissement
Des feuilles de peupliers
 
réédition
 
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