La solution finale
23 janv. 2011

On dirait qu'on serait des Pinocchio bricolés par un Gepetto qui s'ennuyait dans les nuages, fatigué d'avoir longtemps joué à la guerre des étoiles.
Il a dit "maintenant que j'ai le temps, rebosons nous"
Nous gambadons plus ou moins joyeusement au bout des ficelles qu'il manipule distraitement. Il attend en fait que sa créature arrive à lui échapper, et se libère. C'est ça, son but, à Gepetto.
Une fois il a bien cru que ça y était. Lorsqu'un joli champignon s'est élevé au dessus d' Hiroshima, il a levé un sourcil intéressé : " ça y est, ce con, il va réussir à se faire sauter ! "
Et puis, les choses ont traîné, il a repoussé ses lunettes sur son front dégarni, et s'est replongé dans ses mots croisés. Dirige le monde, en quatre lettres… Dieu ? Ah non, fric…
Quelques secondes plus tard, Pinocchio s'est mis à manipuler les gènes et à cloner, et d'orgueil dont il était bouffi se tambourinait la poitrine comme le gorille qu'il était encore un peu.
Pas mal, dit Gepetto... pour le concours Lépine.
Dites donc, les anges, c'est l'heure de la sieste, vous voulez bien aller jouer de la harpe un peu plus loin ? Réveillez-moi dans mille ans…