rappel du jeu ici (clic)

 

A l'heure des  "au revoir". Jill 

 

Puis un beau jour, terminé l'errance amoureuse, en disant oui à Joë, c'est là que j'ai compris tout à coup : j'avais fini mon voyage, et j'ai posé mes bagages dans une vie de couple stable mais c'était sans compter sur la folie des hommes...

Notre existence va changer dit-elle en se mouchant !

La guerre quel grand malheur Joë... Ils restèrent un long moment silencieux comme deux tombes...

Joë au rocking-chair, banjo muet serré contre sa poitrine, Suzanne assise à ses pieds, les mains jointes sur les genoux de son bien-aimé, sa prunelle claire levée vers son regard à lui, sombre, si sombre...

Qu'allons devenir Joë, toi demain au front !

Il nous reste peu de temps avant mon départ...

Nous formerons des ouvrières obstinées, qui te seconderont efficacement à l'atelier d'habillement, réquisitionné peut-être un matin pour faire de l'uniforme kaki et plus du costume trois pièces pour le bal festif et les noces joyeuses...

Et M.... ! C'était le seule chose qui lui était venue à l'esprit...

Oh pardon Joë, cette fichue guerre me met de vilains mots en bouche

à en perdre mon esprit et pourtant je ne suis pas folle... Juste en colère !

Le vin et le café donnent des palpitations, nous en avons trop bu ce soir Suzanne, plus que de coutume, ils nous excitent le coeur et la raison !

Nous devrions aller nous coucher, il est tard...

A l'alcôve de la chambre, sous la lune seule témoin, ils s'aimèrent un peu beaucoup passionnément à la folie...

Elle lui murmura ces mots, caressant sa bouche de ses lèvres...

Finalement c'est en amoureux que je te préfère. Le calme sans tempête nous noie d'ennui, il y a bien longtemps que tu ne m'as fait l'amour ainsi...

La guerre a du bon quelque part soupira Suzanne !

L'aube d'un dimanche estival se leva, elle laissa Joë dans les bras de Morphée et ses rêves, ou cauchemars...

Il était dix heures du matin, elle se versa un ballon de rouge et alla s'asseoir à même le sol contre la haie de rosiers rouge, des gouttes de sang perlèrent le dos de son pull en coton blanc et ses larmes coulèrent enfin...

Demain Joë partira avec arme et bagages, lui laissant le domaine avec leurs ouvrières.

Elle pesta yeux tournés vers le ciel... Dans quel pétrin sommes-nous tombées...Oh mon Dieu ! 

 

jill bill

 

 

Retour à l'accueil