proposition image de Miletunesuite

L'info était passée inaperçue.

Il faut dire qu'en pleine pandémie les media étaient saturés par l'incessante logorrhée des experts virologues, des experts en diverses choses, des experts auto-proclamés, des ennemis des experts, des contre et des anti-tout, des traqueurs de fakes, et par les humains lambda qui chantaient leur solidarité et se promettaient, s'ils s'en sortaient, de s'aimer les uns les autres.

Pourtant la découverte était importante :

- dans un article des PNAS*, des chercheurs d'une équipe internationale affirmaient avoir trouvé des œufs d'une espèce inconnue, fossilisés dans une couche du crétacé du Dakota du nord (datée de quelque 66 millions d'années).     

L'article suivant aurait dû paraître la semaine dernière, mais il semble qu'il ait été placé sous embargo ; pour une raison inconnue, possiblement d'ordre diplomatique, ou sanitaire, le journal, ainsi que les labos des chercheurs signataires de l'article, et leurs domiciles privés seraient actuellement cernés par les armées de leurs pays respectifs, après un vote en urgence de l'ONU.

Les seules informations dont nous disposons émanent des indiscrétions d'un espion étranger (depuis disparu accidentellement dans une avalanche) infiltré au sein des équipes du synchrotron européen de Grenoble, à qui l'étude d'un de ces œufs aurait été confiée : il se pourrait que la "coquille" soit majoritairement constituée de donwilhelmsite, minéral inconnu sur terre.

Il convient naturellement de prendre avec précautions une telle affirmation, d'aucuns évoquant la possibilité d'une erreur, d'une contamination, ou encore d'une fake.

On attend impatiemment d'en savoir plus, une fois réglées les mystérieuses agitations internationales, étant donné  que le scanner ultra puissant du synchrotron a tout  récemment permis de voir l'intérieur des œufs de dinosaure sans les détruire.

* Proceedings of the National Academy of Sciences

 

 

Retour à l'accueil