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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 08:33

relai d'un dossier terrible ouvert par  Quichottine

 

 

 

 


 réédition pour l'occasion d'un témoignage  paru ici  le 9/10/2010

 

On raconte que dans des tribus primitives, les vieux grimpaient au cocotier, qu’on secouait ;  s’ils tombaient, on les achevait. En Arctique, les vieux partaient dans la neige, pour éliminer les bouches inutiles.

Nous, qui sommes civilisés, nous avons des maisons de retraite.

Dans les romans anciens, de vieilles dames en robe mauve et capeline blanche y prennent le thé sous les tilleuls…

 

Ici, impossible d’échapper au bruit. La télé marche toute la journée, les couloirs sont envahis par la radio.

Le dimanche matin,  les vieilles dames affaissées roupillent dans leur fauteuil roulant devant la messe, l'après midi, devant le match de foot, ou les courses poursuites en voiture. Le reste de la semaine, elles s'enfilent la totale des séries pour ados, ce qui accroit la confusion dans leur pauvre tête.

Traîtreusement, la visiteuse éteint la télé qui garde un amas de vieilles dames somnolentes. Et Simone, qui vient d'avoir 96 ans, lève une paupière et dit : oh, merci Madame, merci beaucoup…

 

La petite animatrice est mignonne et gentille, pleine de bonne volonté. Visiblement elle se forme sur le tas, comme elle peut. Indifféremment elle appelle tout le monde Mamie : Mamie, Mamie, Mamie… Petit petit petit, un troupeau de Mamies.

 Par gentillesse, elle tutoie tout le monde : Robert, tu finis ton café ? au monsieur si distingué, qui écoute Brahms…

Pour Halloween, elle installe des squelettes décoratifs, dont personne ne conteste le bon goût en cet endroit. Un jour elle entre dans la salle télé bondée : ah, dit- elle avec entrain, ça sent le mort, ici !

 

Il y a 10 ans, explique la soignante, j’avais 5 ou 6 fauteuils roulants sur tout l’établissement. Maintenant, j’ai 5 ou 6  personnes qui ne sont pas en fauteuil roulant. 

Le vieux marin presque centenaire chante des chansons de corps de garde. La bénévole, embarrassée, n’arrive pas à placer « frou-frou ». Aujourd’hui il est malade, il cherche à s’évader, on l’arrête à la porte : il dit qu’il veut voir les bateaux…

Un dément crie toute la journée d’une voix forte : « papa, viens, papa, viens…» ; une femme l’accompagne  sans se lasser : « Madame, s’il vous plaît, madame… » ; d’autres gémissent et pleurent.

Pour souffler, on parque parfois les agités dans une pièce à l’étage, dite élégamment "salle des grabataires". La visiteuse passe, le vieux est tombé de son fauteuil : par terre, pitoyable cloporte, il continue à appeler « Papa, viens…»

 

Une vieille  penche dangereusement de son fauteuil : elle essaie de ramasser quelque chose à terre qui ressemble à un gâteau. La visiteuse se précipite, et bloque : c’est un dentier qui gît dans des vomissures. Elle cherche une soignante. Mais les soignantes sont en réunion, elle est mal venue. Une stagiaire condescend à se déplacer ; elle ramasse l’objet, et le refourre tel quel dans la bouche de la femme.

 

Quand la vieille dame est entrée à la maison de retraite, on lui a remis un BIP, à mettre au cou, pour appeler en cas de problème. On lui a expliqué que, si elle souhaite aller aux toilettes, qu'elle n'hésite pas, elle appuie, et ne vous faites aucun souci, on est là pour ça…

La visiteuse veut emmener la vieille dame en promenade. Elle appuie sur le BIP pour aller aux toilettes avant de sortir. Jour de chance, une aide se présente. 45 min plus tard.

Ici l'incontinence est une obligation.

- Madame, s’il vous plaît, est- ce que je peux aller faire pipi ?

- Allons, madame Machin, vous y êtes allée à midi ! Vous savez bien qu'on y va à 7 heures, et à midi ; vous devriez être habituée !

 

Par la suite, la vieille dame égarée enlève parfois le BIP, et parfois il tombe. La visiteuse se fait réprimander. Finalement le BIP est accroché derrière le fauteuil ou sous le lit, là où il ne risque pas de s'abîmer.

 

La vieille dame a un soulier qui a perdu son lacet, il est impossible de la faire marcher ainsi. Le lendemain, la chaussure tient tant bien que mal  avec du sparadrap ; la visiteuse a apporté un lacet de rechange, et par hasard  retrouve le lacet manquant dans la poche dorsale du fauteuil.

Il s'est donc un jour présenté à quelqu'un le problème suivant : d'un côté, j'ai une chaussure sans lacet, de l'autre j'ai un lacet, que faire ?

 

Le vieillard est une pauvre chose. On le bouge sans l'informer qu'on va le faire, on le nettoie, on parle de lui, devant lui, comme d’un meuble ; les objets de toilette personnels passent sans distinction d'une chambre à l'autre : peignes, brosses, eau de Cologne, serviettes. Les lunettes parfois. Le vieillard  est chosifié. 

Il est souvent  propre. En tous cas, la consommation d'eau de Cologne est élevée. La nourriture est bonne. S'il le faut, on l'entonne de force.

La plaquette descriptive de l'établissement montre les photos des salles de bains spécialement équipées pour personnes dépendantes. Le règlement exige fermement que chaque résident prenne au moins une douche par quinzaine. En 2 ans, la vieille dame en a eu 2 ou 3, et autant de shampooings.

 

Le médecin résident réside quelques heures par semaine. La visiteuse conduit auprès d'elle la vieille dame malade, fiévreuse, ruisselante de sueur, qui tousse.

La belle dame se colle à la corvée et tonitrue : " vous allez vous impliquer,  et souffler fort. Sinon, je vous envoie à l'hôpital, et l'hôpital, hein, ce n'est pas drôle."

 

La voisine de chambre est morte. Pendant des jours, le lit reste défait, froissé, les vêtements de la défunte empilés. Impossible d’oublier pour quoi on est là…

 

Il est  11H. La vieille dame est affaissée sur son fauteuil roulant, oubliée dans sa chambre, elle est encore en chemise de nuit. Tombées sur elle, des tartines du petit déjeuner, qu’elle a dû vainement essayer de porter à sa bouche  avec ses pauvres mains ankylosées.

Elle ne peut plus guère manger sans être encouragée, mais il n'est pas prévu qu'on surveille tout le monde ; elle est donc parquée à l'atelier de gavage, avec les "grabataires", avachis, pendouillant sur leurs sangles, gémissant, criant.

La visiteuse demande : s'il vous plaît, si ce n'est pas déranger, vous ne pourriez pas au moins la mettre en face de Simone, qui est un peu égarée, mais souriante et gentille, avec qui il arrive qu'elles échangent quelques mots, enfin, pour créer une toute petite  illusion de convivialité. Exigence démesurée ! On range par ordre d'arrivée, on ne va pas se mettre à satisfaire des caprices.

 

La vieille dame est tellement fatiguée ! Elle demande à faire la sieste. Elle supplie : impossible, il n’y a pas assez de soignantes, elles sont fatiguées.

 

Une chef refuse de mettre une table assez grande pour que 4 fauteuils roulants puissent trouver place au repas. Celle qui est là est trop petite, et les personnes se blessent avec les cale-pieds.  Elle décide plutôt d'installer la vieille dame sur un siège ordinaire. La visiteuse s'inquiète : est ce qu'au moins il y a des accoudoirs de  sécurité ?

Exigence démesurée. La chef pince les lèvres,  et sans même regarder la visiteuse : "elle aura la chaise que tout le monde a".

2 jours plus tard, on appelle la visiteuse : la vieille dame part pour l'hôpital, elle est tombée de la chaise.

L'infirmière :" si le système ne vous convient pas, il y a des maisons où le service est meilleur". Et ajoute : "seulement c'est plus cher…"

 

Les vieux sont très souvent envoyés aux urgences ; en général pour chute, déshydratation, ou constipation.

Les urgences sont un monde de science fiction où même un individu jeune et conscient se sent une misérable chose. Le vieux déjà désorienté se trouve dépiauté en un tournemain, puis déposé nu sur un chariot sous un drap avec des aiguilles plantées dans ses pauvres veines ( Ah zut, dit l'apprentie perforeuse, j'ai pété la veine, ah zut, celle là aussi, je vais essayer l'autre bras, ah zut.. Latifa, tu pourrais venir, ste-plait ?). Là il attend des heures sous une lumière violente  qu'il se passe quelque chose, dans le bruit, l'agitation, il n'y comprend rien. Possible qu'il se croie déjà en enfer.

La vieille dame a été envoyée là pour cause de constipation, elle subit tout cela pendant 7 heures. La visiteuse demande 3 fois si elle peut avoir pour elle un verre d'eau. Ce n'est pas possible, et il n'y a pas de distributeur dans le service.

En soirée, l'interne fait son compte rendu. Elle n'a rien. Il ajoute sévèrement : il faut veiller à ce qu'elle boive.


*****************************


La cinquantaine est un âge terrible pour la femme.

Elle ne va pas très bien, elle a peu d’argent, des enfants en recherche d'emploi. Le mari est allé voir si le pré d’à côté est plus vert. Ses parents sont dépendants et exigeants.

On lui suggère, pour se changer les idées, de faire du bénévolat.

 

Dis, M'an, nous, on s’ra jamais vieux, hein ?

 

 


 

Par emma - Publié dans : société - Communauté : L'ESPERLUETTE
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Commentaires

dure réalité, que ton style révèle parfaitement. Merci pour cette parole d'espoir tout de même : le mari est allé voir si le pré d'à côté est plus vert. Vive les bénévoles qui eux prennent le temps et qui sont parfois des professionnels gratuits de la condition humaine.
Commentaire n°1 posté par ludmilla le 09/01/2010 à 12h54
Très dure réalité dans ces mouroirs et avec le peu de personnel, j'ai peur que cela soit pire encore dans l'avenir.
Commentaire n°2 posté par aimela le 09/01/2010 à 13h59
Non tu ne mens pas, c'est aussi sinistre que tu le décris. Ma nièce travaillait comme aide-soignante dans une clinique privée, à Bayonne, ce qu'elle a vu est inimaginable : opérations inutiles que l'on fait subir à des "mourants" pour gonfler les bénéfices, examens tout aussi inappropriés que l'on inflige à des patients qui ne savent même pas pourquoi ils sont là...
Ce que l'on fait de nos aînés qui n'ont pas la chance d'avoir une famille aimante auprès d'eux est lamentable. C'est pourquoi j'ai voulu garder, chez moi, ma mère, puis mon père, jusqu'au dernier instant, tout comme j'avais vu mes deux grand-pères et ma grand-mère maternelle finir leurs jours "à la maison"...
Je suis effarée de voir le nombre d'enfants (de mon âge) qui refusent d'assister leurs parents. J'ai affronté mes frères et soeurs pour garder les miens auprès de ma famille, malgré l'énorme contrainte, car aucun d'entre eux ne souhaitaient s'en occuper, ils se sont même fâchés avec moi (sans doute m'en voulaient-ils de mettre en évidence, malgré moi, ce qu'ils n'étaient pas capables d'assumer...).
Pour en revenir à ton texte (pardon pour cette digression) je le trouve fort bien écrit, juste et pertinent, tellement vrai (hélas !)...
Commentaire n°3 posté par martine, la pèlerine le 09/01/2010 à 18h11
J'ai fait du bénévolat pendant 11 ans dans une résidence, ce n'était pas aussi pire, mais ce n'est tout de même pas enviable.Souhaitons pouvoir rester chez soi le plus longtemps possible.
Commentaire n°4 posté par Solange le 09/01/2010 à 23h06
Il est glaçant, ce texte, avec ses accents de vérité qui ne trompent pas. Je n'ai personnellement eu à faire qu'1 ou 2 visites dans ce genre d'établissement, mais ça laisse des souvenirs plutôt marquants... Ta façon de donner une succession de petits aperçus sans véritable lien logique ou chronologique restitue parfaitement ce sentiment : absurdité et errance au milieu de cet enfer froid, où les détails sordides nous sautent à la figure au détour d'un couloir ou par l'entrebaillement d'une porte de chambre. Bravo.
Commentaire n°5 posté par Sixte le 10/01/2010 à 10h34
Pendant quinze années,, en sus de mes interventions d'accompagnante en soins palliatifs, je me suis rendue dans une maison de retraite médicalisée attenante à l'hopital local. Ce n'était pas aussi cru mais 'en rapprochait cependant, faute de personnel, faute d'accompagnants, faute surtout de familles qui veuille bien prendre soin de leur vieillard car hélas le souci est là... Belle page qui dénonce par contre ce que 'jai vu ans d'autres maisons de retraite mouroirs à forte densité humaine. Cela ne donne pas envie de vieillir.
Commentaire n°6 posté par Russalka le 19/09/2010 à 08h32
Bonjour Emma, côté bénévolat j'ai donné aussi au home,au côté de gens pauvres, paumés etc qui se sucrent au passage..no comment ! Tout est si vrai dans ton écrit, je suis bien placée pour le savoir, papa est en home depuis presque 9 ans ! Je t'embrasse et merci d'avoir osé
Commentaire n°7 posté par jill bill le 08/02/2011 à 11h32
Ma passion pour les mémés s'amplifie de jour en jour .
Ton texte extirpe des larmes qui ne sont ni bénévoles, ni vaines, mais malheureusement évaporées face à notre impuissance à changer l'humanité...
Commentaire n°8 posté par Annick SB le 16/02/2011 à 11h04
Touchée.
Je n'ai pas été bénévole ni soignante.
J'étais fille.
Pas d'une vieille dame.
D'un vieil homme.
Et ce vieil homme, mon père, est mort parce que personne n'a pensé à lui demander où il avait mal.

EHPAD...
Commentaire n°9 posté par Ziggie le 02/08/2011 à 18h21
Ton texte est saisissant Emma et, bien que je ne connaisse pas ces lieux de déshumanisation, je sens qu'il y a de la véracité dans ton écrit. C'est tellement effroyable que cela me console presque que ma mère et ma grand-mère n'aient plus jamais l'occasion de vivre un tel enfer (toutes les deux étant parties avec auréoles et deux bouts d'ailes). Comment est-ce possible ?
Commentaire n°10 posté par valdy le 25/02/2012 à 09h42
Ton article reflète beaucoup de ce que j'ai pu moi-même constater.

Alors, bien sûr, il ne faut pas généraliser, mais il suffit d'un seul établissement qui lui corresponde pour que l'on doive s'indigner.

Merci d'avoir pris le relai, Emma.
Merci pour tout.
Commentaire n°11 posté par Quichottine le 25/02/2012 à 09h42
Terriblement vrai et effrayant. Merci Emma.
Commentaire n°12 posté par Mony le 25/02/2012 à 10h25
ce texte est bouleversant;
Pour le peu que j'en ai vu , c'est exactement cela : le personnel est trop souvent dépassé, fatigué , parce qu'il n'y a pas assez de monde pour s'occuper comme il le faudrait des pensionnaires. C'est sans espoir!
Commentaire n°13 posté par fanfan le 25/02/2012 à 11h09
pas très réjouissant tout cela. Je me demande si je ne préfère pas le recours au mael Béniguet, cette grosse pierre des celtes pour les sacrifices et les fins de vie. Bises dan
Commentaire n°14 posté par libre necessite le 25/02/2012 à 11h27
Un texte terrible, pris sur-le-vif, aux détails d'une précision édifiante! Je me doute que tous n'ont pas eu lieu en même temps, mais c'est l'ensemble des faits qui constitue un tableau d'un réalisme poignant. En Belgique, je connais plusieurs maisons de repos nettement plus surveillées; mais sans doute est-ce, en effet, en partie due au prix de la pension. La loi est rigoureuse et les contrôles fréquents. Il manque néanmoins du personnel qualifié. Ce qui engendre des incidents pour ne pas dire des accidents. C'est sans doute toi, la "visiteuse"Emma, ta description ne trompe pas...c'est un témoignage!
Commentaire n°15 posté par Lorraine le 25/02/2012 à 11h52
Touchée comme à la première lecture.

Sentiment d'y être encore, là-bas.

Ils me manquent tous ces êtres griffés, à l'esprit un peu raturé, mais dans cette absolue sincérité que provoque Alzheimer ou autre maladie dégénérescente.

Dans l'amour pur aussi.
Commentaire n°16 posté par Ziggie le 25/02/2012 à 12h28
Touchée comme à la première lecture.

Sentiment d'y être encore, là-bas.

Ils me manquent tous ces êtres griffés, à l'esprit un peu raturé, mais dans cette absolue sincérité que provoque Alzheimer ou autre maladie dégénérescente.

Dans l'amour pur aussi.
Commentaire n°17 posté par Ziggie le 25/02/2012 à 12h46
Ton témoignage inspire colère et révolte. Ce problème a toujours existé mais ne fait qu'empirer pour la bonne raison que la démographie vieillit à vue d'oeil et qu'aucune situation ne peut évoluer si on ne la traite pas dans sa globalité, et les bons soins, l'attention, le temps, l'échange, l'empathie sont la clé de voûte d'un système sans cesse ramené exclusivement aux problèmes de finances ou d'effectifs.Et puis frou frou, la valse brune... ça va un moment, mais une belle émission documentaire ou des variétés rétro mais pas forcément antiques feraient du bien aussi...Et même les feux de l'amour ou autres séries romantiques, romanesques. Ces personnes sont humaines quoi !!! elles ne doivent pas périr d'ennui ou d'abandon intellectuel. Rho mais ça me met en colère tout ça !!! Merci pour ce bel articleer... Belle journée envers et contre tout.
Commentaire n°18 posté par cathycat le 25/02/2012 à 14h31
Une description épouvantable souhaitons mourir en santé.
Commentaire n°19 posté par Solange le 25/02/2012 à 15h29
Sujet qui me fait atrocement peur, j'ai fait un stage dans une maison de retraite même si elle n'est pas une des pires, il y a quand même tant de choses à revoir seulement, il y a un manque de personnel qui fait que... Il ne faudrait pas vieillir
Commentaire n°20 posté par aimela le 25/02/2012 à 16h22
Terriblement réaliste, Emma. Comme beaucoup de gens, j'ai juré que je n'irai jamais finir là-bas, mais très souvent ce sont les plus jeunes qui décident..alors..Les vieux n'ont plus la parole dans notre société. Pourquoi rallonger la vie et s'en réjouir ?
Commentaire n°21 posté par louv' le 25/02/2012 à 19h18
Ajouter de la vie aux années et non ajouter des années à la vie.
Cette phrase, lue un jour, je la dis souvent.
Il existe, malheureusement des endroits qui ressemblent à celui que vous décrivez, mais il y a les autres, ceux qui sans être parfaits, sont tellement plus humains. Mais il faut du personnel soignant qui va du médecin à l'aide soignante en passant par l'infirmière et je dirai aussi la femme de ménage, qui se batte et cela demande trop de temps, pour la personne dépendante qui attend. La personne suivante bénéficiera de ce qui a été réclamé, mais en attendant ...
Merci Emma . Je ne sais pas si vous l'avez vécu mais c'est bien raconté, malheureusement.
Commentaire n°22 posté par pimprenelle le 27/02/2012 à 17h20
Terrible texte mais hélas, si conforme à une bien triste réalité. Tout heureusement n'est pas aussi catastrophique, il est des petites maisons de retraites vouées à disparaître hélas, où l'on est encore comme en famille. Il y en a une dans notre petit village. Mais chère... Alors secouer le cocotier? Cela fait des années que Michel et moi avons conclu un pacte: nous partirons ensemble, main dans la main, d'un même sommeil le moment venu..
Commentaire n°23 posté par Russalka le 28/02/2012 à 10h56
Bonsoir Emma
J'ai lu chez Annick, de "un soir bleu", un article qui allait dans le même sens, je lui ai "parlé" du tien...
http://unsoirbleu.over-blog.com/article-a-terre-58726364.html
Une pensée pour toi ...
Valdy
Commentaire n°24 posté par valdy le 28/02/2012 à 21h40
Moi,
je vois une solution simple
à toutes ces questions.

Administrer
toutes les trois heures
une lecture magistrale
et aléatoire de l'Orée papier

à toute le Maison de Retraite.

Personnel et poissons rouges compris.

Avec un verre d'O, siou plaît.

Loop

J'adore Frou Frou
et je sais jouer :

Etoile des Neige

et

Trois petites notes de musique

et l'Eau Vive.

C'est comme vous voulez...
Commentaire n°25 posté par Pénéloop le 29/02/2012 à 10h36
Emma,

j'ai relayé ton article plus que formidable.

La lycéenne en noir est " habitée ".

Chapeau...

Loop
Commentaire n°26 posté par Pénéloop le 29/02/2012 à 10h58
Emma,

je viens de prendre contact avec le lycée d'Alma,

dans le Rhône, à St Symphorien sur Coise.

La plaidoierie a eu lieu juste

avant les vacances de février,

au Mémorial de Caen.

Alma est élève de Terminale.

On lui envoie aujourd'hui

par la Poste,

en remerciement,

un exemplaire de l'Orée papier.

Le secrétariat de l'établissement va transmettre.

Tout va bien.

Bonne journée...

Loop
Commentaire n°27 posté par Pénéloop le 29/02/2012 à 11h17
Criant ... de vérité
amitiés
Commentaire n°28 posté par embertine mazet le 29/02/2012 à 11h48
et quand on a comme moi 60 ans et des parents âgés dont on pourrait s'occuper s'ils venaient à être dépendants on vous dit que comme vous avez eu une carrière morcelée vous allez devoir les mettre en maison de retraite et continuer à travailler ...... au lieu de profiter d'eux tant qu'il en est encore temps
Commentaire n°29 posté par annielamarmotte le 03/03/2012 à 21h05
je n'ai pas une connaissance récente de ces lieux( sauf un, plutôt bien). en d'autres temps, il y avait aussi de tels mouroirs ou des "ailes" à l'écart inaccessibles. Vu la rapide détérioration des accueils de toutes natures, je n'ose imaginer en effet ces pratiques INACCEPTABLES. Et le prix n'est pas forcément un critère de qualité.
En même temps, il y a des situations où il est impossible de rester à domicile.
Que faire !
Commentaire n°30 posté par Jeanne Fadosi le 05/03/2012 à 21h46
Terrifiant, pourtant tellement criant de vérité et de plus en plus vrai hélas avec la réduction du personne, du budget...Pas franchement réjouissant de vieillir!Tu as un regard sur les choses et évènements qui me touche de plein fouet à chaque fois! Merci Emma! Chloé
Commentaire n°31 posté par chloé le 02/04/2012 à 21h42
Terrible.
Commentaire n°32 posté par l'oeil qui court le 06/04/2012 à 19h13
Ce texte est criant de réalité, l'ayant vécu moi-même avec ma mère de 92 ans. Il fallait se battre pour ne pas être considéré comme une chose, j'ai 63 ans et je ferais tout pour ne pas y aller, 'c'est un mouroir et quand on a toute sa tête c'est encore pire, même ma mére ne voulait pas que je mange avec elle, donc je ferais ce qu'il faudra mais jamais jamais ça.
Commentaire n°33 posté par Franquie le 10/05/2012 à 20h21

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au passant égaré

au passant égaré... 


 C'est à dire toi, que Google a guidé jusqu'ici, parce que tu lui as demandé  "soubrette de charme", ou encore "grosses fesses", pour ne citer que les émanations les plus poétiques de tes promenades nocturnes sur la toile...

Sache que je ne peux rien pour toi, et j'en suis désolée.

Certes tu trouveras peut être ici, si tu veux te donner beaucoup de peine, (mais je pense que ta quête est beaucoup plus urgente), quelques allusions libertines, mais vraiment à dose homéopathique, pour ne pas dire subliminales. (Pense quand même à effacer l'historique de navigation  au cas où ta Maman aurait la malencontreuse idée d'aller  jeter un œil sur tes révisions de bac)


Mais puisque vous êtes là, viendez donc prendre un petit verre, c'est la maison qui offre !

 

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