Marche blanche

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Avant avant… Avant que les grands oiseaux blancs

qui tournoient sur la neige dans un soyeux silence

n'approchent en ricanant leur gueule carnassière,

je voudrais ouvrir encore une fois la mienne.

 

Dire que je vous aime, petits enfants du monde,

petits enfants joyeux au regard de lumière,

enfants de la douleur, et enfants de misère.

Je vous aime, jeunes filles au teint clair, qui riez

et dansez votre vie en croyant à l'amour.

 

J'ai peine à vous aimer, immondes salopards

qui tuez la candeur dans les yeux des enfants,

et détruisez les femmes dans leur âme et leur corps.

Pourtant il le faudrait, puisque Dieu, parait-il

vous fit à son image. Vous, tortionnaires infâmes,

aussi vous, pères qui ne méritez pas ce nom.

Pervers de tout poil, beaufs avinés, ou notables

saisissant l'occasion, et puis la soldatesque

bénie par la nation. Vous aimer je ne puis.

 

Mais j'ai grand pitié de vous, frères inhumains

car celui qui vous fit, dit-on, à son image,

du moins  celle de Mozart, et de Pierre l'Abbé,

oublia de vous dire que l'homme peut être grand,

et  la vie magnifique… à part ces oiseaux blancs

qui tournoient sur la neige dans un soyeux silence…

 
bonus >>>>> clic

chaque année en France plus de 75.000 viols et plus de 198.000 tentatives sont recensés. Plus d'une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie.
Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France
En France, la maltraitance affecte probablement 10% de nos enfants, comme dans les autres pays à haut niveau de revenus. Plus de 75000 enfants (chiffre officiel) sont maltraités chaque année en France. 700 en meurent.
C'est avant l'âge de 1 an que le taux d'homicide est le plus élevé de tous les âges de la vie. 44 % des enfants maltraités ont moins de 6 ans.
60 % des cas de maltraitance sexuelle ont lieu dans la famille des victimes
source : chiffres récents publiés sur les sites officiels.
Ils ne concernent que les faits constatés.

Toutes les espèces animales protègent leurs petits.

Marie Minoza 08/12/2016 09:45

Un texte très profond et plein d'émotions devant la cruauté de certains humains

Anonyme 08/06/2015 10:35

Pourquoi oublier les petits garçons, tout autant victimes que les petites filles, dans des écoles, privées ou religieuses, dans des colonies de vacances, privées ou religieuses, dans les salles de sport.....

Joëlle Colomar 09/02/2014 10:46

Tu nous montres là des choses bien terrifiantes Emma, mais tu sais aussi nous montrer qu'il peut y avoir de la grandeur dans l'homme, Heureusement ! Bon dimanche à toi. Bises. Joëlle

Michèle 07/02/2014 13:44

Ce n'est pas vaguement poétique Emma, c'est très beau et malheureusement vrai. Je t'embrasse

mireille du sablon 20/11/2013 11:03

Il faut en parler encore et encore, le crier haut et fort, nul n'a le droit de briser une enfance, une vie!
Bonne journée, bises de Mireille du Sablon
..promis, je te raconterai ma "2ème" virée sur la grande roue....

Gérard 08/04/2013 23:51

Les bons mots pour le dire, admiratif.

valdy 09/02/2013 18:52

Je pleure avec toi...

Maestitia 31/01/2013 15:10

Je crois, n'étant pas une spécialiste de la question, que le plus compliqué là-dedans est que ceux dérobent aux enfants bien trop tôt l'innocence n'ont souvent, eux-mêmes, pas pu la garder bien
longtemps. Je suis particulièrement intolérante vis-à-vis de ceux-là, mais ça aide à relativiser et à ne pas tomber à son tour dans la haine...

Solange 29/01/2013 00:45

Des enfants sont marqués à vie par des criminels qui seront très peu puni en regard de leurs fautes.Très beau poème.

Mony 28/01/2013 21:14

Je partage cette douleur mais pas la pitié.
Laisse les grands oiseaux au loin et permets-toi encore des coups de gueule.

Aimela 28/01/2013 10:06

La perversité n'est pas une maladie alors qu'on cesse de les prendre pour des malades ces inhumains et je n'ai aucune pitié ni d'amour pour eux. Très beau poème Emma

mona 27/01/2013 13:42

"Il faut aimer à tort et à travers" comme le disait Julos lui-même anéanti par la mort de sa Loulou tuée de 9 coups de couteau par son jardinier.
Comment peut-on se relever de tant de haine lorsqu'elle vous touche de si près ?
Ton poème est un cri de colère mais il est en même temps porteur de vie et d'espérance : "la vie est magnifique". Ne laissons pas les vautours empêcher l'homme d'être grand.
A répandre l'amour, la bête immonde finit par reculer.

Carole 27/01/2013 01:06

Un superbe poème, et profond, bravo, Emma !

Quichottine 26/01/2013 22:49

Ne laissons pas ces inhumains gagner la bataille...

Même si l'espoir se fait de plus en plus petit, gardons-en un peu encore pour nos enfants.

Ton poème est magnifique...

louv' 26/01/2013 19:22

Il en a fait des erreurs, celui-là, assis sur son nuage. Je crois qu'on a tous deux mots à lui dire. A commencer par ton coup de gueule !

Nina Padilha 26/01/2013 17:43

Des mots pour le dire...
Bisous !

Lorraine 26/01/2013 16:51

Quelle criante justesse dans cet acte de foi et de contrition mêlés, laissant à chacun sa part d'amour et de rejet! Une introduction inattendue et totalement approuvée pour ce regard que tu portes,
au-delà des oiseaux blancs, sur les douceurs et les horreurs du monde. Un beau texte profond qui s'achève sur les grands oiseaux blancs...aux desseins carnassiers.

flipperine 26/01/2013 16:36

il y aura tjs des affrontements hélas, des hommes qui blesseront des femmes, des filles et l'oiseau blanc sera tjs là pour aider à réconcilier le monde, la colombe de la paix

Jeanne Fadosi 26/01/2013 16:24

crime sans nom et sans explications, sans doute plus complexe qu'il n'y parait.
je ne crois pas pouvoir avoir pitié de ces violeurs tueurs même s'ils sont à l'image de ce que les medias montrent de nos sociétés malades

jill bill 26/01/2013 15:47

Bonjour Emma ! Oiseaux de proie planant sur l'innocence et la naïveté des mômes et jeunes vierges, et s'abattant dessus un soir comme des bêtes qu'ils sont... et le silence des "agneaux"... Un
crime sans nom... Merci à toi...

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