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L'heure de la potion.

M. Chagall

 

C'est l'heure de ta potion,

Ivan Vassilievitch !

Ecorce de bouleau,

pour apaiser ta toux,

qui m'empêche de dormir.

 

Donne-moi plutôt, femme,

ma bonne vieille bouteille

de derrière les fagots.

Celle qui réjouit l'âme

et fortifie le corps !

 

Ivan Vassilievitch,

goûte moi donc ce bortch !

J'ai mis beaucoup de chou,

du bon chou bien pommé,

comme je sais que tu aimes.

 

La vieille, laisse-moi.

Tu vois bien que je lis

les saintes écritures !

J'ai déjà bien diné

chez la belle Irina.

 

Ivan Vassilievitch,

mon époux bien aimé,

veux-tu cet élixir

qui redonne l'ardeur

aux maris fatigués ?

 

Va donc au diable, sorcière

et range ta cuiller !

Tu serais bien capable

d'avoir mis du poison

dans ce bel élixir...

 

Que vas-tu chercher là

Ivan Vassilievitch ?

Gâter cet élixir

qui m'a coûté dix roubles ?

Allons donc ! Le poison

je l'ai mis ce matin

dans ta bonne  bouteille

de derrière les fagots.

Quand tu étais parti

chez la belle Irina...

 

pour miletune

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F
Superbe tes poémes, j'ai commencé à lire tes poémes sur la peinture, je continuerai demain
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V

Drôle et tellement juste dans l'atmosphère, que l'on pourrait croire que tu as traduit ce conte slave dans la nuit.

PS : N'y aurait-il pas un petit bout de Chagall là-haut ?
Amicalement, Valdy


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F

rhoo le pauvre il est déh=jà epoisonné quand il te parle, tu es bien cruelle mais je crois qu'il a peut etre mérité sa leçon, bon tu lui indiqueras quand mêm l'adressse du centre anti poison hein ?


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F

La soif enleve le "male" définitivement.


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A

C'est bien envoyé ( rires) J'adore ton humour corrosif. Bises


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S

En voilà une qui ne se laisse pas faire. Belle histoire.


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M

Excellent, et pan dans les dents !


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D

Ah, la rusée sorcière ! faut dire qu'avec un mari pareil... (ce n'est pas lui que "Plénitude", dont tu as trouvé le nom, serrerait sur sa plantureuse poitrine)
en tout cas, j'adore !


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N

As-tu des racines slaves ?


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