carte postale.

Publié le 14 Août 2010

 

coca

 

 

A toi, que je ne voudrais pas surtout pas rencontrer…

Toi qui m’accompagnes depuis toujours sur les remparts de St Malo. Toi qui es Chopin, Cyrano, Rhett Butler, ou François René qui passe sa mort en vacances, là bas sur le grand Bé…

Je vais rouler la carte, et la glisser dans cette petite bouteille de coca.

Ça vous a une allure folle, une bouteille à la mer ! (Sauf quand elle git dans une frange d’écume sale parmi  les carapaces de crabes anémiques et  les vestiges les plus variés de la saison touristique.)

Je vais essayer de lui éviter ce sort misérable, j’irai lancer la mienne ce soir  au bout de la jetée, quand la mer sera pleine… Ma bouteille en plastique devrait, parait-il, mettre 400 ans à se décomposer. Sans doute l’a-t-on vérifié en analysant les poubelles de Versailles. 400 ans peut-être  à balloter ces mots, je ne pouvais rêver pour eux pareille longévité !

C’est la dernière fois que je viens ici, tu sais.

Vingt deux  ans au Ker Annick, tu te rends compte ? Avec Marcel et toi, puis ma tapisserie et toi. Mais les propriétaires ont changé, les nouveaux m’ont donné une chambre côté cour. C’est un signe.

Je voulais donc te dire adieu.

Adieu, mon humour…


Rédigé par alinea

Publié dans #burlesque

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Solange 17/08/2010 03:11


C'est un plaisir de lire ces lignes, la moquerie te vas bien.


abeilles50 15/08/2010 09:58


Bonjour Alinea,
Surtout ne dis pas adieu à ton humour ! lol
Eh oui, 400 ans ! Et comment le sait-on ?
C'est comme quand on fait une découverte " présente il y a 200 millions d'années "... Ah ces pseudos savants... lol
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz


sophie" 14/08/2010 20:35


Quel brio Madame! Surtout conserve ton humour c'est une vrai thérapie.
Amitiés Emma.


Tit'Anik 14/08/2010 18:07


Je me suis toujours demandée, sur quoi ils se basaient avec leurs statistiques
Une bouteille plastique sous Louis XIV, je n'avais pas fait ce rapprochement
J'ai aimé te lire
Amitiés


Nina 14/08/2010 09:19


Je sens comme de l'amertume, dans tes lignes...
Je connais ce sentiment.
Je viens d'ailleurs de publier quelque chose comme ça.
Bisou !