balade irlandaise, 6.

chapitre 6, Tim

 

étincelles

 

Et maintenant Marian  est  devant la porte de sa maison.

Le soir est tombé, et sans doute Charles Whitehall froncera-t-il les sourcils d'être dérangé à cette heure.


Mais il lui faut lire la lettre de Tim avant tout. Elle lui brûle les doigts. Dans la voiture, Marian la décachète, en tremblant.


Ma chère Marian, pardon. Pardon de ne pas avoir pu te protéger, pardon, pardon. Je ne sais pas où tu es à cette heure ; personne ne t'a revue depuis cette abominable soirée, et tout est ma faute …

Je n'aimais pas beaucoup ce Will Booley. Ni son copain Joe, un Canadien un peu marginal. Mais ils me fascinaient un peu, je l'avoue.

Quand ils sont arrivés à cette horrible soirée, tu dansais comme une folle avec Andrew Smith, et j'étais affreusement jaloux. J'ai donc décidé de partir, et de te planter là. Je n'avais pas plus envie de boire avec Will que de te regarder t'amuser sans moi. Will a dit qu'il allait te raccompagner ; j'aurais dû me méfier, ce type n'est pas net ; il disait toujours que nous sommes frères, puisque nous avons la même couleur de peau, mais je ne l'aimais pas ; il n'était pas invité à l'anniversaire de Mathilda, ce soir là, il passait juste à la boite par hasard ; tu ne le connaissais sans doute pas, il est musicien, trompettiste de jazz et joue parfois au Bindy ; en attendant le succès, il travaille sur le port.

J'étais si malheureux que je n'ai pas réalisé que sa proposition était louche. Le lendemain, il m'a raconté… il se marrait, le fumier ! Ce qu'ils t'ont fait, tous les deux, après t'avoir droguée, mon Dieu, Marian, jamais je ne pourrai me pardonner… Je l'ai cogné, mais contre eux deux, je ne faisais pas le poids…Ils t'ont dit, parait-il, que je t'attendais dehors, et tu les as crus…C'est ma faute, Marian, tout est ma faute... puis tu as disparu, j'ai eu peur que tu ne te supprimes… Marian, je t'en prie, dis moi où tu es, dis moi que tu as pu surmonter cette horreur …

 

 

 

Carlos 09/07/2011 20:03


Tout est bien qui finit bien. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle, et je lirai volontiers le roman pour passer plus de temps avec Marian. Merci de ta charmante visite sur mon blog.
Très belle fin de soirée. Amicalement, Carlos.


Mony 09/07/2011 13:11


Tout s'éclaire enfin pour la jeune femme. Gageons que désormais tout ce petit monde vivra heureux et serein, les non-dits et les parties obscures sont désormais éclaircis.
Si vraiment une fin est nécessaire, pour moi pas), il suffirait peut-être d'ajouter une simple phrase disant que oui, les horreurs sont surmontées et que plus que jamais, Marian croit en la
vie.
merci à vous deux, Mony


aimela 09/07/2011 10:21


c'est le dernier et il n'y a pas de chute, mince alors :( Il nous faut l'écrire, c'est trop bizarre que l'histoire finisse ainsi


Quichottine 09/07/2011 09:09


Normalement, c'est le dernier épisode...

Bien sûr, on comprend le pourquoi... mais il y a des manques.

Tu devrais faire un roman de cette histoire en six épisodes.


Quichottine 09/07/2011 09:07


Je reste également sur ma faim... mais c'est normal, je crois.

Que va-t-il se passer demain ?


Armide + Pistol 09/07/2011 08:36


Je me demande ce que cette lettre va révéler....


Nina Padilha 09/07/2011 08:06


Pas de suite ? Dommage !
Je reste un peu sur ma faim...
J'aurais aimé savoir comment tout s'apaise.
Bisous !


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