pour miletune, sur un cliché de Louis

bonsoir, Madame la lune, bonsoir...
 
Hep ! Toi !
 
Oui, toi, petit bonhomme qui me vise,
Je te vois, et depuis toujours je t'ai à l'œil,
toi et ton luth : bonsoir, Madame la lune
Bonsoir… et gnagnagna, et mon clair, et ta plume…
 
Ce que tu veux surtout, c'est voir ma face cachée,
m'éborgner, planter sur moi ton petit drapeau riquiqui.
Oh, je sais bien qu'un jour tu viendras !
alors je te préviens : tu vas t'emmerder sec,
à faire tes sauts de puce dans mes cratères tout gris.
 
Je sais ce que tu aimes, dans l'ordre ou le désordre,
c'est tuer, dominer, posséder,
et bien sûr admirer ton nombril.
 
Alors je te conseille :
Reste donc où tu es. Prends ton luth, ta cithare,
monte sur un rocher, chante la grâce des femmes,
l'avenir de l'homme, et le repos du guerrier, après boire. Continue  à violer, lapider.
 
Prends ton luth, ta cithare, chante Rome qui brûle,
mon reflet sur le lac, où tu vogues en silence,
la rivière qui jase dans un trou de verdure,
 
la mer qu'on voit danser le long des golfes clairs.
 
Et puis déverses-y les flatulences immondes
de ta belle industrie, avec ton pot de chambre.
 
Déjà, dans le brouillard épais où tu prospères ( yop la boum ! ), je ne vois plus les colonnes roses du temple d'Artémis.
 
Oui tu es le plus beau,
le plus intelligent du système solaire,
alors fais toi sauter. Je ne veux pas de toi.
 
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